Recettes d'été
L'été, les chaises longues, les copains qui passent, soirées qui n'en finissent pas. C'est le moment de dégainer les recettes simplissimes.
-
Rhubarbe rôtie au gingembre et crème légère au thé
En bouche, la rhubarbe est fondante, mais les morceaux se tiennent, comme légèrement caramélisés. Le côté acidulé de la rhubarbe est reveillé par la touche de gingembre qui contraste avec la douceur et l’onctuosité de la crème au thé. J’ai choisi pour cette dernière un thé noir à la vanille, et c’était simple mais somptueux, un dessert rafraichissant et très parfumé.
Je dois le principe de cette petite merveille au chef Yottam Ottolenghi, inépuisable source d’inspiration dans les assemblages de saveurs. J’imagine aussi de rôtir simplement la rhubarbe au sucre et au citron puis de l’associer à un peu de sirop cru à la fraise et à la rose et à la crème thé vanille. Un principe à adapter comme vous aimez !
-
Carpaccio de betteraves à l’huile de noix
Comment ça la betterave ne vous fait pas rêver ? Mais ça c’était avant ! Avant de la faire cuire au four et de découvrir qu’on pouvait échapper à une texture mollasse assortie d’un goût terreux vaguement masqué par le vinaigre agressif de l’eau de cuisson !
Maintenant, imaginez la betterave découpée en carpaccio comme un petit trompe l’œil. Découvrez l’alliance de la noix avec sa saveur fumée, le contraste entre sa douceur et les grains de sel du parmesan.
C’est en toute modestie, la betterave comme vous ne l’avez sans doute jamais mangée !
(En Novembre il fait gris, froid et il flotte, moi en attendant vos commentaires dithyrambiques et dans le doute, je m’autofélicite de mes trouvailles pour me remonter le moral).
-
Rôti de dinde façon vitello tonnato
Voila un peu d’Italie dans l’assiette avec cette dinde qui se prend pour un veau ! J’ai découvert récemment le Vitello Tonato, ancienne recette piémontaise revenue sur le devant de la scène. La voici adaptée pour un rôti de dinde cuit en basse température avec un résultat à la hauteur de mes espérances :
C’est la recette idéale pour un buffet d’été avec une viande fraîche et fondante et une sauce à la fois onctueuse et légère. Un côté terre-mer mais très délicat, relevé du piquant des cornichons et des grosses câpres croquantes et fleuries.
-
Maquereaux fondants, cuisson basse température, huile d’olive et soja
La saison des maquereaux est ouverte ! Bon, quand on n’a pas de barbecue je reconnais que la perspective d’une cuisine parfum maquereau peut freiner. Et c’est là que j’interviens ! Pour changer des papillotes je vous propose de découvrir cette cuisson inratable qui met incroyablement en valeur ce poisson. La chair du maquereau est ferme mais fondante, comme confite, et son parfum puissant nettement atténué ce qui pourrait même convaincre certains réfractaires. Et pour cette cuisson basse température, pas de matériel compliqué : un four suffit.
J’en profite pour vous partager un de mes assaisonnements fétiches qui lui va comme un gant : l’association huile d’olive et soja. Si d’aventure vous n’aimez pas le maquereau, essayez cette sauce sur une salade verte, des endives ou du riz nature, elle vaut le détour (et plus simple et rapide je ne vois pas).
Quelques suggestion d’accompagnement : Salade de choux blanc aux champignons caramélisés, ou un peu plus long à préparer : des rouleaux de printemps courgettes champignons